Les hauteurs
Avant la ville, il y a les pentes, les pistes et les murs bas. Le regard prend de la distance, cherche les lignes de force du terrain, la présence humaine déjà prise dans le relief.





Ici, le paysage ne sert pas d’ouverture : il impose déjà une manière d’entrer.
Remparts, ports, bord du jour
Puis viennent les bords : la ville face à la mer, les silhouettes découpées, les quais, les gestes de travail. Le rouge du soir et le sel remplacent la poussière des hauteurs.







Dedans la médina
La série se resserre ensuite. Portes, couloirs, chambres bleues, seuils sculptés : la ville devient une succession d’intérieurs qui gardent encore la rumeur du dehors.










Au Maroc, les portes ne séparent pas seulement : elles épaississent le temps.
Les gestes
Ce qui tient la ville, ce sont aussi les mains, la répétition, la chaleur des ateliers. La matière passe d’un état à l’autre : métal, pâte, lumière, cuir, pigment.




Peaux, bains, pigments
La tannerie ouvre un autre monde. Le regard plonge dans une topographie de cuves, de peaux pliées, d’ocre humide, de blancs crayeux et de couleurs épaisses. Ici la matière devient presque paysage.








Dans les tanneries, le sol lui-même paraît travaillé par des siècles de mains.
Sortie de nuit
La série s’achève sur un décalage. Un visage, la fatigue, le flash, l’air du soir. Après la saturation ocre du jour, la nuit laisse remonter quelque chose de plus fragile, presque frontal.
