L’Arménie a été mon point d’entrée dans le Caucase. J’y ai passé plusieurs mois à l’été 2025, en sac à dos, en me déplaçant en stop et en transports locaux. Ce mode de déplacement a posé le rythme du travail.
Traverser le pays lentement, m’arrêter, revenir, prendre le temps d’être là. Parler avec les personnes rencontrées, partager des moments simples, dans les trajets, les maisons, les soirées, les excursions. J’ai arpenté le territoire dans son ensemble : les lieux du quotidien, les espaces plus touristiques, les sites culturels, mais aussi des endroits plus anciens, marqués par l’histoire.
Le projet s’est construit au fil de ces situations, entre territoires traversés et gestes du quotidien. J’ai cherché à rester au plus proche, sans interrompre, en laissant les choses se faire. Ce qui revient, c’est la place de la religion, le lien à la terre, une forme de fierté, et quelque chose de plus diffus, lié à l’histoire, qui continue de traverser les corps et les paysages. Je n’ai pas cherché à faire un inventaire. Plutôt à comprendre ce qui tient, ce qui persiste, dans les usages, les présences et les lieux.
L’Arménie a été mon point d’entrée dans le Caucase. À l’été 2025, j’y ai passé plusieurs mois, en sac à dos, en stop et en transports locaux. J’ai traversé le pays dans son ensemble.
Du quotidien aux lieux culturels, des sites connus aux espaces plus marqués par l’histoire. Le travail s’est construit entre territoires et gestes. Religion, lien à la terre, fierté, et une histoire toujours présente.
Je n’ai pas cherché à faire un inventaire. Plutôt à rester attentif à ce qui tient.
Le territoire, puis ses signes
J’entre en Arménie par Erevan, puis par Khor Virap, lieu de culte important face à l’Ararat. C’est là que commence la série. À partir de ce point, le regard se déplace. Du territoire vers ses signes, des paysages vers les formes, les marques, les liens entre symbole et matière.






Des lieux traversés plus qu’illustrés. Des signes présents sans forcer leur sens.
Pierre, foi, usure
Ici, la matière religieuse n’est jamais décorative. Elle est mêlée à l’érosion, aux surfaces, aux murs, aux intérieurs et aux gestes.








Présences et tenue
J’ai rencontré beaucoup de personnes en Arménie. Des gens chez qui j’ai dormi, des jeunes avec qui j’ai partagé des soirées, des moments simples du quotidien. Impossible de parler du pays sans parler de ces rencontres. De leur attachement à la terre, au passé, et d’une forme de confiance tournée vers l’avenir. La série reste volontairement tenue. Des figures, des postures, sans surcharge. Juste ce qu’il faut pour qu’elle reste incarnée.
Rencontres, lieux partagés, moments simples. Impossible de parler du pays sans parler des gens. Leur attachement à la terre, au passé, et une forme de confiance pour la suite. Des figures, sans surcharge. Une présence juste.






Rien d’héroïque. Seulement des formes de continuité.
Gestes, trajets, indices
Le récit passe aussi par ce qui paraît secondaire : un intérieur de voiture, une main, un outil, un fragment de matière, un geste rapide.








Vie ordinaire, eau, saison
Il fallait laisser entrer un peu d’air. Des scènes plus simples, plus ouvertes, sans casser la densité générale de la série.






Arménie, 2025
Une série en cours, construite autour des présences, des signes et des formes de continuité qui traversent le territoire.